Cela fait quelques heures que nous partageons les émotions sur ce qui se passe actuellement en Turquie. L’inquiétude, l’admiration de la bravoure du peuple turc, l’adhan retentissant de toutes les mosquées, les prières… Comme hier, avec ce qui s’est passé à #Nice – la tristesse, l’inquiétude et l’incompréhension – cette nuit va être bien longue.
Alors que le Président Erdogan est arrivé à Istanbul on apprend que des militaires ont pénétré les batiments de CNNTurk forcé de cesser d’émettre et de quitter les lieux…

J’aimerais rester éveillée pour voir le discours d’Erdogan mais la fatigue semble vouloir s’emparer de nous.

L’instabilité dans ce monde est extrême… Ce qui se passe au Kashmir (comme tjs dans le silence), ce qui a eu lieu à Medine, en Iraq, quotidiennement en Syrie, au Yemen, en Birmanie, à travers l’Afrique, les derniers événements en France, et partout dans le monde a de quoi nous voler le sommeil pour de nombreuses nuits.

Nous ne réalisons pas, en vérité, combien nos péchés et notre délaissement des prières au coeur de la nuit contribuent au chaos dans le monde. Il faudrait que nous revenions complètement à Lui, que nous chassions de nos coeurs toutes ses idoles, ses maladies et paresses, ses démons – comme le peuple turc a chassé ses opposants. Nous sommes faibles. Il nous faut implorer le Seigneur de nous assister et de nous permettre de délaisser pour de bon tout ce qui cause notre destruction, la rouille de nos coeurs, la noirceur de nos âmes et nos propres pertes.

Dieu Seul sait combien j’ai honte de moi. Mais comme Chateaubriand l’a écrit : « Il est bon de se prosterner dans la poussière quand on a commis une faute, mais il n’est pas bon d’y rester. »

Si vous aussi avez commis des méfaits contre votre âme, revenez à Allah, pleurez, ayez le coeur brisé pour Lui, repentez-vous mais relevez-vous ! Il convient de vous dépasser, de ne pas rester centré sur vous-mêmes, de vous tourner vers votre prochain, de lui tendre la main ou à défaut, d’orienter vos mains au ciel pour implorer pour l’humanité entière.

Vous pouvez vous sentir trahis, abandonnés par des proches, être hantés par vos pensées, mais d’elles aussi il vous faut vous libérer. On ne pourra jamais forcer autrui à être bon, respectueux, concerné et aimant, mais on peut se l’imposer à soi-même et c’est même ce qu’il faut !

J’écris ces lignes tout en suivant l’information. Des groupes pro-Erdogan sont entrés dans les batiments de CNNTurk pour en chasser les militaires.

La lutte pour la reprise de contrôle se poursuit et on ne peut que songer à combien cela s’applique à nos vies et esprits également.

Que tout être tiraillé par les pensées qui l’assaillent sache qu’il en est le maître et non l’esclave. Il ne tient qu’à lui de se battre pour sa libération. C’est loin d’être aisé, mais tout tient à la détermination et finalement au courage. Ce genre de discours peut paraître bien étranger à celui qui se trouve en dépression, mais que même ces derniers sachent qu’ils en sont capables. Si cela peut vous rassurer, je vis moi-même une période de naufrage. Je connais cette lutte, je connais même ces comportements addictifs que l’on déploie contre soi-même comme pour se punir. Il ne tient cependant qu’à nous de nous défaire de cette dictature de l’esprit.

Maîtres de nos pensées et non pas leurs esclaves… Souvenez-vous.

Comprenez alors qu’il y a un lien intime et réel entre ce qui se passe à travers le monde et nos propres comportements et manières de penser. Nous sommes collectivement responsables de la misère que nous vivons et dont nous sommes témoins, que ce soit de façon indirecte par nos péchés et méfaits, ou de façon directe par notre égoïsme, notre individualisme, notre délaissement d’autrui et notre indifférence et inaction face à la souffrance dans le monde. Nous sommes responsables et seuls ceux qui le réalisent sont capables d’être acteurs positifs du changement.

Alors que faire maintenant ? REPRENDRE LE CONTRÔLE !

Que ce soit en commençant par vous excuser du mal que vous avez pu faire à votre entourage ou à pardonner ceux qui vous ont blessé ou offensé, que ce soit par l’examen de votre conscience, la réforme de votre âme ou quoi que ce soit d’autre, il vous faut, il nous faut reprendre le contrôle.

Il nous faut nous ouvrir sur le monde non pas dans un souci de reconnaissance ou dans l’illusion confortable de faire un acte de bien, mais dans le souci d’aider, de réparer, de donner, de s’oublier pour autrui, de servir L’Unique et se rapprocher au moins un peu du but de notre existence.

Au final, chacun sait mieux que quiconque ce qu’il lui convient de faire, chacun connait ses priorités. Je vous laisse donc juge de votre réforme intérieure et prie qu’Allah vous assiste dans votre lutte de reprise de contrôle. Priez pour moi également et pour l’ensemble de la Ummah et de l’humanité.

Le sort de la Turquie est lié à la Syrie. Le sort de la Syrie est lié à la Palestine. Le sort de la Palestine est lié au coeur de tout croyant et nous savons que le Moyen-Orient a une place clé dans la dynamique mondiale. Nous sommes tous concernés par ce dont nous sommes témoins. Prions et agissons. Pardonnez-moi pour les fautes, manque de style et indélicatesse dans l’écrit et la réflexion.  

*Peace’n’Fight*

Et alors que je finis cette réflexion, le Président Erdogan a parlé… qualifiant la tentative de coup d’Etat de « don de Dieu » qui devra permettre au pays de se débarrasser des militaires… 

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