En ce jour, grande pensée pour les #Femmes_fortes_de_la_Ummah… Hommage à Aafia Siddiqui, une femme oubliée de la nation…

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« A mon éteinte Nation »

Je m’appelle Dr. Aafia, diplômée de l’Institut de Technologie du Massachusetts (USA), mère de trois enfants et aspirant à aider ma nation avec mon haut niveau d’étude.

J’ai été kidnappée dans mon propre pays par mes frères, et vendue aux américains. J’ai été traitée de façon brutale, violée, torturée, encore et encore, et l’on m’a appelée “prisonnier 650”. J’ai prié pour mon Muhammad Bin Qasim à chaque seconde des années que j’ai passé emprisonnée dans un pays musulman, l’Afghanistan.

Je suis la sœur d’une nation musulmane représentant un cinquième de la population mondiale. Ma nation est, depuis ses débuts, historiquement connue pour défendre et protéger ses membres. Hazrat `Umar (radhiyallahu 3anhu) a dit : « Si un chien meurt au bord de la rivière Arafat, `Umar en sera responsable au Jour du Jugement. »

Je suis incapable, pour l’heure, de me déplacer par moi-même. L’un de mes reins a été retiré, j’ai une blessure par balle à la poitrine, et l’on me refuse toute aide médicale et légale. J’ignore si je vais demeurer en vie ou non.

Je tiens à révoquer mon statut de sœur. Je suis une fière musulmane et fière suiveuse du Prophète Muhammad sallallahu 3alayhi wa sallam, fille de Hazrat Abu bakr, Hazrat `Umar, Hazrat `Uthman et Hazrat `Ali, des Compagnons et de leurs véritables suiveurs. Je ne veux pas être votre sœur.

Ils sont mes protecteurs et je rechercherai l’aide d’Allah, non la vôtre.

Je ne veux pas être Pakistanaise, citoyenne d’un pays qui, bien que doté de 600 000 troupes et d’une force spéciale SSG, manqua à me protéger. Ils promirent de me protéger mais le refusèrent lorsque je recherchai leur secours. Ma prétendue Ummah Musulmane qui dispose de millions de soldats, d’armes, de tanks, d’armes automatiques, d’avions de chasse, de sous-marins et qui malgré cela fut incapable de me sauver…

Ne vous souciez pas du Jour du Jugement, vous n’aurez pas de comptes à rendre, puisque vous n’êtes pas mes frères en Islam. Vous êtes Arabes, Perses, Palestiniens, Africains, Malaisiens, Indonésiens, d’Asie du Sud, mais pas Musulmans.

Je suis désolée si cela vous blesse, mais vous ne pouvez imaginer combien blessée je suis.

Aafia Siddiqui…

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(Lettre traduite par les faqiraat.)

Pour en savoir plus sur notre soeur, nous vous renvoyons à l’excellent article paru sur Le Grand Soir en date du 8 mars 2011 : Journée de la Femme, hommage à Aafia Siddiqui.  

dfg

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