« Tout le monde (jeune ou plus âgé) se plaint de stress ou de pression, un phénomène commun à notre époque. Plusieurs centres ont été mis en place pour aider les gens à déstresser, mais cela n’apporte, tout au plus, qu’une accalmie temporaire. Aucun d’entre eux n’offre de solution permanente. Or, la tension n’est qu’un nom négatif donné à un phénomène positif. Ce que l’on appelle généralement tension est en réalité le signe d’une vie saine. Ce n’est pas un mal, mais une bénédiction déguisée.

Votre esprit a des capacités illimitées, mais ces capacités, qui sont don de la nature, sont sous forme de potentiel. Il vous faut changer ce potentiel en effectivité. Comment ce faire ? Votre potentiel ne peut se réaliser qu’en étant exposé à différentes sortes de stress et tension. Le stress éveille notre esprit ; il active le processus naturel pouvant mener au développement intellectuel. Le stress joue donc un rôle dans le développement de notre personnalité.

[…]

Tous les grands hommes ont eu à faire face à des difficultés, mais ces dernières ne firent qu’augmenter leur créativité et contribuèrent à dévoiler une nouvelle dimension de leur personnalité. Le poète Anglais, John Milton, qui a plusieurs œuvres majeures à son actif, a pour œuvre maîtresse « Paradis Perdu » qu’il rédigea après avoir perdu la vue. Presque toutes les personnes créatives ont eu à surmonter de similaires épreuves.

Lorsque vous êtes exposés au stress, ne le prenez pas comme un phénomène négatif. Voyez-le comme un défi et efforcez-vous de le relever. Il vous faut orienter votre esprit vers une direction positive. Ne perdez pas votre optimisme ; n’ayez point recours au langage de lamentation.

Lorsqu’il y a stress dans votre vie, faites-y face comme un fait basique et tâchez de poursuivre votre routine habituelle. Vous réaliserez bien tôt que votre stress vous aura conduit vers votre amélioration. Si vous comparez la période avant le stress à celle qui lui fait suite, vous constaterez que la période post-stress est une amélioration de votre situation pré-stress.

M K Gandhi fut un jour soumis à des traitements humiliants en Afrique du Sud. Avant cela il n’était qu’un avocat ordinaire, mais suite à cet incident il devint le Père de la Nation.

Il se peut que, après avoir perçu une opportunité et après avoir essayé d’en profiter mais avec échec, vous ressentiez une certaine tension. Mais vous devriez savoir qu’aux opportunités, dans ce monde, il n’y a pas de fin. Si vous échouez dans une opportunité ne le prenez pas comme la fin de toute chose. Il y a bien d’autres occasions dans la vie : en réalité le monde en est rempli. Si vous échouez la première fois, saisissez la seconde opportunité, ou la troisième… ainsi de suite. Il n’y a pas de point final aux opportunités, mais juste des virgules ! Alors au lieu de vous laissez dépasser par une tension, adoptez la formule : « Essaie, essaie, essaie à nouveau. »

Ceci est une formule pour vous déstresser vous-mêmes. Vivre dans des inquiétudes ou interrompre votre réflexion n’est pas une solution. Au lieu d’interrompre votre processus de réflexion, perfectionnez-le et vous découvrirez bientôt que le stress ressenti agissait comme une stimulation intellectuelle dans votre vie. »

Fin de citation.
(Image 1 : Reading doll, par mrrossi)

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C’est parce que nous y voyons une intéressante leçon d’optimisme que nous avons partagé ce texte avec vous, texte traduit de l’Anglais.

Les caractères de chaque individu sont certes différents. Pour ceux dès lors qui se veulent plus « effacés », il pourra être difficile de partager l’opinion. Mais dans la mesure où il est des situations que l’on ne peut éviter, il ne tient qu’à nous de les surmonter avec espoir ou de baisser les bras. Si nous pensons au stress du travail, au stress de la société (avec tout ce qu’elle veut nous imposer), au stress parfois familial… on a du mal à le voir comme quelque chose de positif. Mais ce n’est pas en soi qu’on le dira positif. Un fait est positif ou négatif en fonction de la suite que l’on va lui donner. Le stress peut avoir un effet sur notre santé, notre moral, notre physique, mais il ne pourra jamais entraver nos pensées. L’exemple de l’homme à qui l’on aurait enlevé tous les biens, que l’on aurait éloigné de sa famille, de sa patrie, que l’on aurait  assujetti, et qui malgré tout proclame l’indépendance absolue de l’usage de ses idées, illustre parfaitement cela. Quel état de stress serait le sien ? Mais par l’usage de la raison, en s’efforçant tant que peut se faire, il saura se défaire de tous les jougs de cette existence.

Ainsi, lorsqu’on nous dit : « Ne stresse pas » on peut avoir raison de répondre : « Plus facile à dire qu’à faire »… Mais cela ne doit pas être une excuse pour que nous nous résignions. Il faut nourrir notre âme, entraîner notre âme, la renforcer, l’élever, et quand bien même cela serait difficile, toute chose ici-bas s’apprend. Si l’on dit au bébé qui ne sait même pas ramper de courir, on ne voit guère comment il pourrait y parvenir. Mais au bout de quelque temps courir sera une chose bien aisée pour lui, tout simplement car il aura pris le temps d’apprendre. Tout s’apprend alors, même la patience, l’optimisme… et même cette aptitude de voir un mal comme un bien.

Comment ne pas repenser à Sidna Bilal, qu’Allah l’agrée ? Alors qu’on lui infligeait ce traitement cruel, étendu au soleil brûlant avec ce lourd rocher posé sur sa poitrine, on ne put jamais atteindre ses pensées… Il ne cessait de répétér : « Ahad, Ahad »… réaffirmant sa foi, son amour de l’Unique. Certains savants disent même que toute cette torture fut pour lui douceur, car son esprit était ailleurs… noyé en son amour pour le Tout-Puissant. Tout cela nous est également accessible, avec plus de foi, de certitude (yaqin) et d’entraînement, de pratique…

Et Dieu sait mieux. Puisse-t-Il toujours nous venir en aide… 

~ Wa billahi-t-tawfiq ~

(Image 2 : sun, par onixa)

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