Réflexion du jour… Aujourd’hui, alors que nous assistions à une représentation de fin d’année, les élèves se voyaient remettre des diplômes. Deux petites filles, l’une de 9 ans et l’autre de 5 ans sont inscrites à cette madrasah, elles sont sœurs. La plus grande des deux reçut un diplôme pour la récompenser des résultats qu’elle a su atteindre cette année. Mais quelques minutes plus tard, en regardant dans le groupe des mamans/enfants, voilà que nous voyons la petite sœur pleurer…

Hmmm… c’est que nous avions deviné la cause de son chagrin. Les mamans devaient quitter la pièce avant les enfants, car ces derniers devaient se mettre en queue pour recevoir leur cadeau :) Avant de sortir, la maman de notre petite sœur est donc allée parler à la professeur. Masha’aLLAH, des partages de sagesse, nous le savons. Après avoir ouvert son cadeau et être sortie, la petite fille revient et nous dit, avec un petit air ‘top confidence’ : « J’ai eu un certificat mais il a été perdu… » Aaaaah trooop mignonne, qu’Allah la préserve. Nous lui répondons : « ne t’inquiète pas, insha’aLLAH l’année prochaine tu en auras un bien meilleur… » =) Et Vous pensez que ça suffisait ? Ben non voyons ! C’est mal connaître les nouvelles générations ;) 10 min plus tard, voilà notre petite sœur qui revient vers la professeur et lui dit : « est-ce que vous avez mon diplôme » (^_^) Quelle innocente impatience… Sa professeur lui répondit que non, et quand ils l’auront, il lui sera remis. Dans tous les cas, notre petite sœur était heureuse, et c’est tout ce qui compte, al-hamdulillahi.

Peut-être que ce petit récit vous fera aussi sourire… Nous l’espérons en tout cas.

Mais maintenant, qu’en est-il de la joie de l’adulte ? Admettons la déception de ne pas se voir remettre de diplôme, une déception qui ne sera certes pas manifestée de la même manière. La plupart du temps l’adulte s’en va frustré, limite avec une sensation de ne pas avoir été apprécié à sa juste valeur… Un mécontentement en somme. Et si vous alliez essayer de le réconforter, il y a de forte chance qu’il réponde sur un ton suffisant : « ça va, je ne suis plus un enfant »… Mouais… « pour le coup tu aurais mieux fait d’en être un tiens ! »

C’est comme ça ou ce n’est pas comme ça avec les adultes ? On ne pourra pas généraliser, mais regrettablement, c’est bien trop souvent comme cela. La frustration qui tue toute capacité d’être heureux… Et voilà l’homme qui souffre par sa propre faute.
Cela peut se produire pour un diplôme, ou pour tout autre chose, bien évidemment. Comme en cas de dispute, malentendu, ou autre… L’enfant, dans son innocence, a bien plus de facilité à pardonner et passer à autre chose. Bien sûr, les méfaits ont une échelle de gravité… Le fait est que beaucoup d’entres nous s’énervent et restent à bouder pour des pacotilles…
Il faut changer cela. Nous avons tous à faire un effort sur nous. Si notre entourage a la maladie de faire des réflexions puériles, prenons-les comme elles sont, et ne soyons pas trop affectées par elles. Après tout, ce que nous recherchons c’est la vie en paix, n’est-ce pas ?

Il y a beaucoup de choses à apprendre des enfants. Ils connaissent encore ce qu’est la simplicité, valeur qui semble trop se perdre à l’âge adulte…

A méditer… Bon, c’était une réflexion improvisée… surtout dans la joie du partage de cette mignonne histoire.
Il n’est pas difficile de rendre son prochain heureux… Essayons de le faire.

Peace’n’smile ;)

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