Que nous reste-t-il vraiment des valeurs de partage, d’accueil, de bonté, de simplicité ? L’individualisme et le goût de l’excès ont-t-ils pris une place telle qu’on en oublie les plus nobles principes ?

Une humble faqirah nous racontait, il y a peu, l’un de ses voyages de lumière. >
Alors qu’elle se présentait dans un village d’Afrique, après une longue journée de route, elle vit un enfant, face à eux, soudainement partir en courant… Peu de temps après le voilà qui revenait avec de l’eau pour les accueillir.
En une simple histoire et de la part d’un jeune enfant, voilà que nous recevions une sublime leçon de partage. Qu’Allah les bénisse.

Avec peu on peut faire tant… et bien souvent, comme nous le rappelle le récit d’un enseignant, qu’Allah l’élève, ce n’est qu’avec peu que vivait le noble messager (sallallahu `alayhi wa sallam).
Un homme alla voir un grand Shaykh de la Ummah, rahmatullahi ‘alayh, pour l’interroger sur une sunnah.

« Ya Shaykh, est-il sunnah de manger sucré avant le repas, ou après le repas ? Car certaines personnes nous présentent des plats, nous encourageant à commencer par le sucré. Qu’en est-il donc ? »

Le Shaykh – rahimahullah – lui répondit : « La Sunnah est de ne pas manger ! »

Ne pas manger… SubhanAllah. En étudiant la vie du bien-aimé d’Allah sallallahu ‘alayhi wa sallam, nous apprenons effectivement ces instants de grande faim, où il n’y avait aucune nourriture.
La plupart du temps il n’y avait que dattes et eau…

L’enseignant raconta alors que durant ses propres études, ils avaient un jour dans leur programme où aucun plat n’était préparé : c’était un jour où ils ne prenaient que dattes et eau, pour goûter au moins une fois dans leur vie à la sunnah du bien-aimé sallallahu ‘alayhi wa sallam.

Il invita pour finir ses élèves à en faire autant…

Avec ces deux récits et l’ensemble des récits de nos pieux devanciers, songeons un peu à nos propres situations. La véritable faim, beaucoup d’entre nous ne l’ont jamais connue. Nos tables sont riches de plats divers et variés. Pour le sucré il n’y a que l’embarras du choix. Nous avons énormément, oui, et avec tout ça nous manquons cruellement de reconnaissance envers Celui Qui nous accorde ces innombrables bienfaits.
Partager, consommer moins et plus sainement, se nourrir avec conscience, esprit, présence, attention, ne plus se plaindre quand une chose ne nous semble pas à notre goût, faire de nobles intentions, invoquer Allah avant et après le repas…
Tous ces réflexes changeront notre existence, et nous rapprocheront pour sûr du pieux modèle prophétique.

N’est-ce pas à l’excellence que nous devons aspirer ?
Puisse Allah nous accorder de suivre les pas de Son bien-aimé… sallallahu ‘alayhi wa alihi wa ashabihi wa sallam !

 

Pour finir, voici une réponse de Mufti Shafiq Jakhura sur la question de manger sucré avant ou après le repas… A méditer.

 

A l’époque de Rasulullah, sallallahu `alayhi wa sallam, le luxe de prendre un plat sucré lors de chaque repas n’existait pas. Il y avait plutôt des moments où plusieurs mois s’écoulaient sans que le fourneau/feu ne brûle dans la maison du prophète d’Allah sallallahu `alayhi wa sallam.
Cependant, quelques narrations rapportent qu’il arrivait, quelques fois, au Prophète sallallahu `alayhi wa sallam, de prendre des dattes avant ou après le repas.
Basé sur cela, prendre quelque chose de sucré pourrait être considéré comme établi parfois avant le repas et parfois après.
Cela n’est toutefois ni une sunnah (ou pratique) régulière ni accentuée du Prophète sallallahu `alayhi wa sallam.

Et Allah ta`ala sait mieux.

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